Adieu AYRON

Tu es arrivé chez nous, Ayron, après une vie de misère. D'abord gardien de parking, tu as été relégué dans un box à peine plus grand qu'une cage quand tu n'as plus été utile. Des employés se sont émus de ton sort de prisonnier, et ils nous ont demandé de t'accueillir.

Tu es resté 18 mois chez nous, ton bonheur c'était le grand parc clos où nous te laissions t'ébattre, truffe au vent, libre enfin! Tu étais beau Ayron, quand tu galopais, on aurait cru te voir sourire !


Mais tu étais aussi impressionnanti, avec ta grande taille, et personne ne s'est proposé pour te donner enfin un foyer.


Il y a quelques semaines, une grosseur est apparue sur l'une de tes pattes et une boiterie a commencé à te faire souffrir. Le diagnostic a été sans appel : ostéosarcome, une forme de cancer particulièrement agressive et douloureuse. Rien à faire, sinon des soins palliatifs, morphiniques et anti-inflammatoires. Mais très vite ça n'a plus suffit, tu souffrais malgré ton immense envie de vivre. En accord avec notre vétérinaire, nous avons décidé de t'aider à partir plutôt que de te condamner à souffrir inutilement quelques jours ou semaines de plus. Nous avons demandé au vétérinaire de venir t'endormir ici, au refuge, pour t'épargner le stress et la souffrance d'un ultime transport. Tu es parti entouré des bénévoles qui t'aimaient et te soignaient tous les jours.


Tu n'as pas eu beaucoup de chance, Ayron, repose en paix.